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Dent d’OcheChablais · 2 221 m
La Dent d'Oche vue du col de Planchamp
La montagne

Une lame de calcaire au bord du lac

Deux mille deux cent vingt et un mètres, à quinze kilomètres du Léman. Ce qui a formé cette montagne, et ce que les hommes en ont fait.

Photo Marc Mongenet

On la prend souvent pour une montagne d'alpinistes parce qu'elle en a la forme. Elle est en réalité une montagne d'habitants : assez proche du lac pour qu'on la voie tous les jours, assez raide pour qu'y monter reste un événement, assez ancienne dans les mémoires pour que chaque famille du Chablais en ait une histoire.

De Genève, les Dents d'Oche, après la chaîne du mont Blanc, sont un des points de notre horizon les mieux faits pour captiver l'attention. Rien ne captive tant l'attention que la forme hardie de ces arêtes s'élançant d'un seul jet dans les airs.

François Thioly, du Club alpin suisse, 1863.

L'origine du nom

Le mot Oche ne vient pas de la forme en dent. Il désigne une entaille, une encoche : ouche dans le patois chablaisien, osche en vieux français. L'entaille en question, c'est le col qui sépare la Dent d'Oche de sa voisine, le Château d'Oche. Pour les anciens, aller à la montagne d'Oche voulait dire monter à l'alpage situé sous les sommets, pas gravir les sommets eux-mêmes. Les cimes, improductives et inquiétantes, servaient de repères et n'étaient guère nommées.

Autrement dit, la montagne porte le nom du vide qui la borde, et probablement celui de l'alpage qui vit à ses pieds. D'autres pistes circulent : le celte uxelles, haut, élevé, ou encore o'che, un pâturage d'excellente qualité. Les anciens de Bernex, eux, penchaient pour denta d'occhi, la dent des yeux, et l'appelaient surtout la Becca, à cause de son profil acéré en forme de bec.

Le nom de Dent d'Oche apparaît pour la première fois sous une plume savante en 1777, chez Horace Bénédict de Saussure, qui parcourait alors les flancs du massif à la recherche du charbon de pierre signalé au-dessus de Saint-Gingolph.

Les noms de tous les cols, alpages et pointes du massif valent le détour : chacun raconte un usage, un troupeau ou un passage.

Les Jumelles, le Château d'Oche et la Dent d'Oche alignés sur la crête
Les Jumelles, le Château d'Oche et la Dent, toute la chaîne. Photo Björn S..

Une formation en trois actes

Les roches de la Dent et du Château d'Oche sont des calcaires clairs et massifs, déposés à l'ère secondaire dans la Téthys, ce vaste espace marin qui séparait l'Europe de l'Afrique à l'emplacement actuel des Alpes.

À l'ère tertiaire, il y a environ soixante-dix millions d'années, la dérive des continents provoque la collision. Les couches sédimentaires, prises en sandwich, se plissent. Un soulèvement cristallin forme la partie centrale du massif du Mont-Blanc, tandis que la couverture sédimentaire glisse par-dessus et donne les Préalpes, dont le Chablais fait partie. La Dent d'Oche appartient à la nappe des Préalpes médianes plastiques : ses terrains ne se sont pas formés là où on les voit, ils ont voyagé.

À peine édifiée, la montagne est sculptée par les glaciers du quaternaire, tandis que l'érosion différentielle met en valeur les roches dures, ici le calcaire du Malm.

Le résultat est cette forme si reconnaissable : une lame de calcaire redressée, ce que les géologues appellent un crêt. Dans la face nord, une faille longitudinale de chevauchement a créé le couloir pentu qu'empruntaient jadis les muletiers, et que l'on appelle encore le couloir des muletiers. Le refuge est bâti sur un épaulement de l'arête ouest, séparé de la crête sommitale par cette même faille. La face sud, elle, plonge vers le vallon d'Oche, un synclinal dégagé par les anciens glaciers.

L'histoire n'est pas finie. La poussée de l'Afrique sur l'Europe continue, de l'ordre du millimètre par an, et la montagne se trouve dans une zone de sismicité sensible.

Montagne vivante issue des profondeurs de la Terre, la Dent d'Oche a grandi et s'est élevée à l'assaut du ciel. Alors, à l'échelle de la Terre, elle n'aura été qu'une vague fugitive accidentelle.

Pierre Termier, géologue.

Une altitude capricieuse

Il a fallu du temps pour se mettre d'accord sur la hauteur de cette montagne. Saussure, après des mesures altimétriques faites avant 1779, annonce 2 473 mètres. Albanis Beaumont, au tout début du XIXe siècle, propose un chiffre plus élevé encore. En 1825, une source distingue une petite et une grande Dent d'Oche, cette dernière à 2 636 mètres, en réalité les Cornettes de Bise : la confusion se retrouve chez d'autres géographes du siècle.

En 1892, le dictionnaire géographique de Joanne la cote à 2 434 mètres. Il faudra attendre le XXe siècle et les relevés de l'Institut géographique national pour que l'altitude se fixe à 2 221 mètres, chiffre officiel depuis 1979.

Les fidèles de la Becca, eux, préfèrent dire 2 222 mètres. L'écrivain Valère Novarina en a fait une observation : gravir la Dent d'Oche, ce Fuji-Yama des Chablaisiens, c'est aussi une ascension mentale, et ces chiffres bégayés sont rares en montagne.

Deux siècles d'ascensions

La première ascension officielle date de 1781. On l'attribue à Samuel Romilly, parti de Genève. À cette date, monter sur un sommet pour le regarder n'allait pas de soi : la montagne était un lieu de travail, de passage et de crainte, pas une destination.

Le XIXe siècle change ce regard. Victor Hugo parle de la Dent d'Oche en 1839, vue depuis la rive suisse. Napoléon III la découvre depuis Évian en 1860. En 1863, François Thioly publie dans la revue du Club alpin suisse un article sur son ascension, et en 1870 un topo-guide allemand la recommande, avec un guide.

La face nord attend plus longtemps. John Jacottet y ouvre un premier itinéraire en 1892, depuis le col de Trépertuis. Mais la grande voie, celle qui deviendra la classique du Chablais, est l'œuvre de Joseph Ravanel, dit le Rouge, guide de Chamonix, en 1925. Trois cent cinquante mètres de calcaire, avec le matériel et les méthodes de l'époque. La voie porte son nom. En 2002, la voie Canicula est ouverte sur l'arête ouest : cinq cents mètres de dénivelé, à corde tendue sur une arête splendide.

La Dent d'Oche l'après-midi, peinture de Félix Vallotton, 1900
Félix Vallotton, La Dent d'Oche l'après-midi, 1900. Domaine public.

Repères chronologiques

Une montagne fréquentée depuis trois mille cinq cents ans, dont voici les moments marquants.

  1. 1500 av. J.-C.

    L'alpage d'Oche est déjà utilisé par une civilisation pastorale qui pratique l'inalpage.

  2. XIIIe siècle

    L'alpage est mentionné dans des traités du seigneur de Faucigny.

  3. 1777

    Horace Bénédict de Saussure emploie pour la première fois le nom de Dent d'Oche dans ses Voyages dans les Alpes. Il parcourt les flancs du massif à la recherche du charbon de pierre signalé au-dessus de Saint-Gingolph.

  4. 1781

    Première ascension officielle, par Samuel Romilly, parti de Genève.

  5. 1839

    Victor Hugo parle de la Dent d'Oche, vue depuis la rive suisse du Léman.

  6. 1860

    Napoléon III découvre la Dent d'Oche depuis Évian.

  7. 1863

    François Thioly, du Club alpin suisse, publie un article sur l'ascension et décrit la montagne comme un despotique seigneur.

  8. 1870

    Un topo-guide allemand recommande l'ascension, avec un guide.

  9. 1892

    John Jacottet ouvre le premier itinéraire dans la face nord, à partir du col de Trépertuis.

  10. 1913

    Construction du premier refuge, sous le sommet. Il sera inauguré l'année suivante.

  11. 1925

    Première ascension de la grande voie de la face nord par Joseph Ravanel, dit le Rouge, guide de Chamonix. La voie porte son nom.

  12. 1929

    Création du ski-club d'Oche-Bernex.

  13. 30 juillet 1939

    Inauguration du deuxième refuge, bâti sur l'emplacement du premier. Un millier de personnes montent, la nuit précédente est éclairée aux flambeaux et le refuge devient une salle de concert à ciel ouvert.

  14. 1943-1944

    Les maquisards du camp Mont-Blanc tiennent les flancs de la montagne. Le 1er août 1943 ils prennent d'assaut le poste de douane de Novel. En décembre, les représailles allemandes coûtent la vie à neuf d'entre eux et les chalets d'alpage sont brûlés.

  15. 1941

    Yvonne Néplaz gravit la pointe qui porte aujourd'hui son prénom, à côté de la Dent.

  16. 1966

    Une avalanche détruit quatre chalets sur le versant de Novel.

  17. 1975

    Le spéléo-club de Gaillard explore la grotte du Piège aux ours, sur le flanc sud. Au fond d'un puits de sept mètres, sept squelettes d'ours bruns, dont certains vieux de sept mille ans.

  18. 1978

    Lâcher de cinq femelles et trois mâles bouquetins par l'Office national de la chasse. Ils sont aujourd'hui plus de mille cinq cents entre le Grammont, la montagne d'Oche et les Cornettes de Bise.

  19. 1983

    Découverte de la Tanne è Chaw, le grand trou en patois, sur les flancs du Château d'Oche. L'exploration atteindra six cents mètres de profondeur.

  20. 1986

    Création de la course entre Bernex et le refuge, à l'initiative de Pierre Mercier et Charles Jacquier, avec l'association Les Amis de la Dent d'Oche.

  21. 5 décembre 1998

    Téléthon Léman-Dent d'Oche : quatre mille deux cents torches relient les rives du lac au sommet, et la face nord est illuminée par un câble de trois cents mètres descendu depuis le refuge.

  22. 2002

    Ouverture de la voie Canicula sur l'arête ouest, cinq cents mètres d'escalade.

  23. Août 2013

    La Dent d'Oche est déclarée site classé.

  24. 2016-2018

    Trois cent cinquante mètres de chaînes neuves sont posés sur l'itinéraire, par le guide Jean-Pierre Bernard. Cinq cents kilos de matériel héliportés, des journées de plus de douze heures.

  25. 2017-2019

    Le refuge est remis à neuf. Cinquante rotations d'hélicoptère, dix tonnes de matériaux, cent quinze bénévoles, plus de trente week-ends de travail.

  26. 2019

    Le loup attaque l'alpage du Château d'Oche : vingt-six brebis tuées, et la fin de l'exploitation de cet alpage isolé.

Ce que le Chablais en a fait

Devenir endoché

Pour beaucoup d'enfants d'ici, la montée à la Dent avec les parents est un baptême. On part dans la nuit, on est encordé sur les arêtes, on assiste au lever du soleil, on arrive en haut fatigué et très fier. Il existe même un mot pour cela : s'endocher, se percher, se mettre sur une hauteur. Les jeunes qui reviennent de là-haut sont devenus des endochés.

Le village de Bernex avec la Dent d'Oche en arrière-plan
Bernex, le village au pied de la montagne. Photo Prométhée33.

Le Club des 300

Trois cents ascensions de la Dent d'Oche, et l'on entre dans le club. C'est ce qui se dit dans la vallée. Pierre Mercier, restaurateur à Bernex et fondateur de la course, estimait l'avoir gravie plus de mille fois : « J'y vais parce que j'ai besoin d'y aller, c'est ma maîtresse. Le matin il m'arrivait d'y monter très tôt et de redescendre vite pour préparer le petit déjeuner. » Les modalités exactes du club, elles, restent difficiles à documenter. Nous rassemblons les témoignages.

La course

Créée en 1986 par Pierre Mercier et Charles Jacquier, avec l'association Les Amis de la Dent d'Oche, elle relie le centre du village de Bernex au refuge en passant par la Fétiuère et les chalets d'Oche : sept kilomètres et mille deux cents mètres de dénivelé, le dernier week-end de juin. En 2021, vingt-sept coureurs sont montés en moins d'une heure, le vainqueur en 50 minutes et 13 secondes, la première femme en 56 minutes. Le record serait détenu par un Suisse, en 48 minutes.

Le Téléthon de 1998

Le projet le plus ambitieux jamais mené sur cette montagne. Le 5 décembre 1998, une chaîne humaine lumineuse relie les rives du Léman au sommet, en passant par les communes du pays du Gavot. Quatre mille deux cents torches sont allumées à dix-huit heures, au son des cloches de tous les villages. Serge Bégain, alors gardien du refuge, descend un câble de trois cents mètres porteur de lumières le long de la face nord pour l'illuminer. Le brouillard, ce soir-là, n'a pas permis de voir le spectacle en entier.

Une chanson

Printemps à Novel, écrite par Christian Delval, est devenue incontournable pour tous les sonneurs de trompe de France et figure au répertoire de nombreuses chorales. Elle est née de l'amitié entre l'écrivain et Gabriel Brouze, dit Gabon le sonneur, alpagiste à La Planche et passeur pendant la guerre. Un couplet dit : « La lune monte dans le soir, là-haut sur la Dent d'Oche, on écoute sans voix, aux pieds des grandes roches, la chanson des cimes et des grands abîmes. »

La guerre

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la montagne d'Oche occupe une position stratégique entre la France de Vichy et la Suisse neutre. Les chalets d'alpage, inoccupés une grande partie de l'année, servent de refuge aux réfractaires du service du travail obligatoire, qui forment le camp Mont-Blanc au-dessus de Bernex. Gabriel Brouze est l'un de ceux qui font passer les cols vers la Suisse. Le 1er août 1943, les maquisards prennent d'assaut le poste de douane italien de Novel. En décembre, cinq cents soldats allemands attaquent le camp, tuent neuf maquisards et brûlent les chalets. Les alpages ont aussi vu passer des réfugiés juifs, souvent mal équipés. Sur les neuf Justes du canton d'Évian, cinq sont de Novel et de Bernex.

Faune et flore

Le bouquetin, seigneur de la montagne

Traqué pour sa chair, pour ses cornes et pour les pouvoirs magiques qu'on lui attribuait, il avait pratiquement disparu au XIXe siècle. Les rescapés s'étaient réfugiés dans le massif du Grand-Paradis. Il est revenu ici en 1978, par un lâcher de cinq femelles et trois mâles. Ils sont aujourd'hui plus de mille cinq cents entre le Grammont, la montagne d'Oche et les Cornettes de Bise, et leur multiplication commence même à poser question.

Un mâle adulte pèse jusqu'à cent vingt kilos, une femelle quatre-vingts. Il doit son aisance sur les parois à ses sabots, dont la semelle souple s'écarte pour assurer les prises. Peu farouche, il se laisse approcher tout en tenant à distance les observateurs irrespectueux.

Un bouquetin sur une croupe herbeuse, la Dent d'Oche enneigée en arrière-plan
Un bouquetin au Grammont, la Dent d'Oche derrière lui. Photo Giles Laurent.

Le chamois, le loup, l'aigle

Plus svelte, plus proche de l'antilope, le chamois est nettement plus farouche : il repère tout danger et le signale d'un chuintement. En été il paît tôt le matin dans les alpages et se réfugie l'après-midi sur des vires herbeuses hors de vue des randonneurs.

Le loup est revenu officiellement dans les Alpes françaises en 1992, depuis l'Italie. La montagne d'Oche l'observe depuis 2019. Ses attaques ont marqué les alpages : vingt-six brebis tuées au Château d'Oche en 2019, ce qui a mis fin à l'exploitation de cet alpage élevé et isolé, dix-huit moutons à la pointe de Pelluaz en 2020. Le sujet divise profondément la vallée, entre éleveurs et défenseurs du prédateur.

L'aigle royal, protégé depuis 1972, plane au-dessus du massif avec ses deux mètres trente d'envergure. Le chocard à bec jaune, lui, tourne en escadrille autour du refuge : il vit jusqu'à onze ans, s'invite volontiers aux pique-niques, et il vaut mieux ne pas lui donner de pain, il ne digère pas le gluten.

Un bouquetin mâle adulte de profil, cornes recourbées
Un mâle adulte, jusqu’à cent vingt kilos. Photo Giles Laurent.

Les plantes des pierriers

Au-dessus des alpages, là où il ne reste que l'éboulis et le rocher, s'installent des plantes lithophyles qui trouvent un peu de terre dans les fissures : la dryade à huit pétales, la silène acaule qui tapisse le sol minéral, la joubarbe qui stocke l'eau dans ses feuilles à la façon d'un cactus. Sur les pierres stabilisées, de petits buissons de rhododendron colonisent peu à peu de nouveaux territoires.

Plus bas, la fétuque des pâturages secs a donné son nom à la Fétiuère, point de départ de l'ascension.

Observer sans déranger

Bouquetins et chamois s'habituent au passage sur le sentier mais restent des animaux sauvages. On les regarde depuis le chemin, sans les approcher, sans les nourrir, et les chiens restent tenus. En hiver, la moindre fuite leur coûte des réserves qu'ils ne retrouveront pas.

Ce qu'il y a dessous

Le calcaire boit l'eau. Chargée de gaz carbonique par le ruissellement, elle s'infiltre dans les failles, les élargit, et creuse sous la montagne des gouffres, des puits, des galeries et des rivières souterraines. C'est pourquoi il n'y a pas de source sur l'itinéraire de montée : l'eau est ailleurs, plus bas.

Le Château d'Oche est une véritable dent creuse. Il abrite la Tanne è Chaw, le grand trou en patois, découverte en 1983 par Patrick Schalk et Gaston Peray du spéléo-club des Mémises. L'exploration y a atteint six cents mètres de profondeur, et elle continue. Les noms donnés aux passages disent l'ambiance qui règne là-dessous : la salle du miroir, le puits du Saint- Graal, la salle du chaos, le méandre de la boue, l'étroiture de l'initié. Pour les grandes explorations, il faut désormais bivouaquer sous terre.

Sur le flanc sud, une autre cavité intrigue depuis longtemps. Explorée en 1975 par le spéléo-club de Gaillard, la grotte du Piège aux ours s'ouvre par une galerie basse puis un puits de sept mètres en surplomb. Au fond, sept squelettes d'ours bruns et de nombreuses griffures sur le rocher, à la base du puits : les animaux ont tenté de ressortir, sans succès. Le premier squelette remonté, en parfait état, daterait des années 1950. Les autres sont bien plus anciens, environ sept mille ans. Comment un ours du XXe siècle a-t-il pu se retrouver dans cette cavité fréquentée par ses lointains ancêtres, reste une énigme.

Sources et lectures

L'ouvrage de référence est La Dent d'Oche, entre lac Léman et mont Blanc, de Pierre Guédu, dans la collection Les Cahiers du Patrimoine aux Éditions de l'Astronome. Une bonne partie de ce qui est raconté ici en provient.

À lire aussi : Arthur de la Dent d'Oche, de Paul Guichonnet, avec les photographies de Daniel Dunet ; La vieille trompe, de Christian Delval, qui romance la vie de Gabriel Brouze ; Ravanel le Rouge, roi des guides et guide des rois, de Daniel Grévoz ; Chablais Grimpe, de Wahil Saïd, pour les voies d'escalade ; etOrigine des noms des montagnes de la Haute-Savoie, de Jean-Philippe Buord.

Les archives départementales de la Haute-Savoie, les archives communales de Bernex et de Novel et la médiathèque de Thonon conservent le reste : photographies anciennes, cartes, coupures de presse.

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